CONSOLAMENTUM: Titres des poèmes d' Evelyne Delaye publiés:
Appréhension d'Estive - Le Jeu du "Je" - Prescience d'écho - Agneau "casher" - Cantique du randonneur
Le mot juste - Emprisonnement - Une nuit ...- (Le Jeu du "Je") - Visage en son miroir - Absence - Pas sans toi - Sans réponse - Après le combat - Défoulement - Des notes sous la pluie - Sortie de disco ....
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( Poèmes de CONSOLAMENTUM publiés dans le livret "Témoignage Mystique sur Internet" éditeur "Photosprintshop")
Sur cap en surplomb
Noirs épis de blé,
Seigles en tapis,
Sable blond tapi
Entre les galets,
Vent qui souffle au long
Dun rivage ourlé
De pins raccourcis
Fuyant le ciel gris,
Nuage au foulon,
Goélands emmêlés
Dévissent en repli
Au ras du surplis
Dun flot dentelé
Qui draine un filon,
Varech effilé
Au pas des courlis
Au temps accompli
Du lent défilé
Des étés frelons,
Calvaire exilé
Offrant au roulis
Des coeurs en brûlis
Ses bras empalés:
Granit au pilon.
Paris 31.05.00
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Telle qu'on me fit, je suis née "Je",
Et sans être de blanche neige.
Bien qu'appelée de tous les voeux,
De versatilité, que n'ai-je!
Et parce que je suis née "Je",
Je suis espace entre deux sièges.
Aussi me paraît-il oiseux
De poser la question où vais-je?
Si jamais un choix ne l'assiège,
Mon "Je" se revêt de soie grège,
Laisse la bure loin de ses yeux
Prêt à la rejeter, le tais-je?
La geste enrichit ou allège.
Pour ne se laisser prendre au piège
Reste l'arbre qui monte aux cieux:
Le Rameau de Jessé, le sais-je?
Un jour, le "Je" se désagrège.
Et moi, portée en écrin beige,
Quand ce sera la fin du jeu
Dessus quatre épaules, craindrais-je?
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Es-tu celui dun coeur
Ennuagé de rêves
Ou bien celui quon trouve
Aux vagues de nos aîtres?
Serais-tu "la rencontre"
Aux bleus de mon errance
En pays de sommeil...?
Comment te reconnaître
Quand tout est somnolence
Evasion sans éveil.
Et si tu ne me montres
Ce chemin où la sève,
Même au fond de ma douve,
Fait que souvrent les fleurs?
Au confluent des doigts
Tout le fil dun parcours,
En travail, sans retour
Pour tunique à recoudre
Et habiller un roi,
Oeuvre sans coup de foudre
Qun silence déploie.
Dans le creux de ma paume
Tout le grain du labour
A embraser les fours.
Nouveau temps qui va sourdre
Aux bastions dun royaume
Où faim est à résoudre
Sans recherche de proie.
Au centre de ma main
Tout le feu de lamour
A déplacer les jours
En mon sang à dissoudre
Pour vivre un lendemain
Où lennui est à moudre
En parcelles de joie.
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Sois-tu béni, ô Père
Toi l’abrupt rocher
Pour tes points de repère
Auxquels se raccrocher.
Sois bénie, toi la cime
Qui garde ses secrets
Jusqu’au moment ultime
Où l’effort disparaît.
Soyez bénies, sandales
Pour nos pas réjouis
Quand les vallons s’étalent
Sous nos yeux éblouis.
Béni sois-tu, ô frère
Pour les sentiers tracés
Sous les hauts conifères
Ombrant nos corps lassés.
Sois béni, toi le bois
Qui se découpe en stères
Et fit monter en croix
L’amour en son mystère
Sois bénie, eau limpide
Près bien verts ou moussus.
Sois loué notre guide
Dont le nom est Jésus.
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(Poèmes de CONSOLAMENTUM publiés dans "Séquences 46" éditeur "Grassin" )
D’où vient-il donc cet inconnu,
Ce mot d’espace et d’interlude
Échappé comme un exilé
Du fonds des temps d’infinitude?
Et s’il s’élance pour être nôtre,
Tout contre une âme en solitude,
Qu’il bercera l’instant venu,
C’est pour s’enlacer à un autre.
Il me dit:"Pourquoi m’attends-tu?
Est-ce pour calmer ton inquiétude,
Depuis si longtemps que j’errais
En tes régions d’incertitude?
Engrange-moi, tel grain d’épeautre
Aux poèmes de tes greniers.
Tu en as toute latitude.
Joins-moi aux frères l’instant venu
Pour nous enserrer l’un à l’autre."
Maintenant que je t’ai reçu
Petit espoir de rectitude,
Ami, viens donc te reposer
Sur une page de gratitude.
Sur cette feuille, mienne et nôtre,
Où maintenant tu es couché,
La joie se fera plénitude
Si tu t’ajustes l’instant venu
Entre deux paroles d’apôtre.
Gasville 11/04/01
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Pourquoi l’oreille de mon frère
Serait-elle privée du chant
Des rossignols.
Et quand ses doigts se resserrent
Ne pourraient-ils glaner au vent
Les tournesols?
Ses yeux avant qu’ils ne se baissent
Pourquoi ne pourraient-ils s’emplir
De leur couleur
Comme ardent signal de tendresse
D’un soleil qui ne veut flétrir
Sans son bonheur?
S’il goutte à la fortune amère
D’une chambre gris coffre-fort
Clos sur ses jours
Pourquoi entend-t-il ce tonnerre
Grinçant du fond des corridors
A double tours?
Lorsqu’il compte les heures qui restent
Seules compagnes dans la nuit
De ses rancoeurs,
Pourquoi faut-il qu’il ne conteste
L’écho, vibrant au fond de lui,
De ses erreurs?
Son âme, qu’aucun espoir n’enserre,
Pourrait-il s’ouvrir au pardon
Comme corolle
Sous la diffusible lumière
Qui sublime nos abandons
En auréole.
Pourquoi le coeur lourd de mon frère
Serait-il privé de regrets
Qui le désarment?
Lorsque s’ouvrira sa paupière
Ne pourrait-il puiser la paix
A fleurs de larmes?
Gasville 02/02/02
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Une nuit, en cadeau, tu as reçu un livre
Et tu ne savais pas qu'il est lourd à porter.
Pour en tisser les pages, inscrire et inventer
Chaque ligne des jours qu'il t'est donné de vivre.
Et depuis le berceau, d'où il te fut remis,
Tu ne cesses d'y joindre une feuille après l'autre.
Une nuit, en cadeau, tu as donné un livre,
Et tu ne savais pas qui dessus écrirait.
Apprendrait par tes mains à maîtriser la vuivre
Toujours prête à s'enfuir ou traquer le regret.
Et depuis, en faisceau, en jet d'amour soumis,
Tu ne cesses de l'enter au temps qui est le nôtre.
Une nuit, en cadeau, tu as trouvé un livre
Et tu ne savais pas que pour le déchiffrer
Il faut lire en ton coeur l'engagement à suivre
Celui qui l'écrivit pour toi dans le secret.
Et depuis par pinceau fragile ou affermi
Vous ne cessez d'y peindre ton acte des apôtres.
Paris
Août 97§§§§§§§§§
Le jeu du je (cf. édition "Témoignage Mystique..."plus haut)
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Visage en son miroir
(ou Miroir en son visage?)
Entrechats de secrets
Ou seule mémoire vibre
D'un coeur sur ses agrès
Au lucide équilibre.
Galuchat sous apprêts
Où s'assèchent les fluides,
Souvenirs en congrès
Ont voté pour la ride.
Chagrins en échancré
Au creux de la poitrine,
Au port se sont ancrés
Par épissure trine.
Sous le crachin nacré
de poudre et de soupirs
S'offre de gré à gré
L'espoir de repartir.
Petits chacras sacrés,
Sans la carte du tendre,
En leur jardin-regrets
Ne se pourraient comprendre.
05/02/98
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J’ai serré en mes mains
La tasse de vieux Sèvres,
Celle qui allie pâleur
Au bleu de tendre nuit.
Aux rumeurs du matin,
Par ce geste un peu mièvre
Tu humais les senteurs
D’un fragile appétit.
Au détour du destin
Il me manque deux lèvres:
Celles qui parlaient au coeur,
Celles qui goûtaient l’ami.
J’ai pris de ton parfum
A verser sur ma fièvre:
Celui qui sent la fleur,
Celui qui sent le buis.
Gasville 21 Juin 98
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Ma blessure saigne.
Vais-je l’assécher
Si elle se fait mienne
Du risque d’aimer?
Si passion enchaîne
Vais-je l’accueillir?
Elle sera tienne
Si j’en veux guérir.
Que souffrance advienne
Vais-je la tarir
Quand elle est la Sienne
A pouvoir offrir?
Ta blessure saigne.
Vais-je l’étancher
Et la faire mienne
Au risque d’aimer?
Paris 14/03/00
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Entre l’arbre et la pluie
Il y a quoi?
Entre l’arbre et la vie
Il y a loi;
Entre l’arbre et l’envie
Il y a moi;
Entre l’arbre et survie
Il y a Toi.
Gasville 25/11/00
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Dis-moi: à quoi penses-tu
Quand tu es amarré,
Réfugié dans l’absence
D’un autisme vêtu
Hors nos côtes chinoises
Sur la mer du Silence?
Loin du tohu-bohu
Tout pavillon baissé,
Feignant l’indifférence
Sous les vents abattus,
Aucun bateau ne croise
Pour y pêcher la chance
D’un long oubli têtu.
Le combat terminé
Nous avons rejoint l’anse,
Fragiles comme fétus.
La victoire est sournoise
Lestée de réticence
Par les boulets reçus
En nos flans déchirés.
Dans un port de plaisance
Peut-être nous veux-tu:
Escale où s’apprivoise
En radoub, la confiance?
Gasville 06/09/00
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Vas donc au jardin Arago
En avril, sous les pêchers roses
Voir auprès du banc des cagots
Un flacon de toute cirrhose
Que s'échangent deux ostrogots
Pour que leurs paroles s'arrosent
Et desquelles ils s'haranguent haut.
En cette agora de ragots
Nul ne pourrait t'empêcher, Rose
De rêver ton ciel indigo
De chanter ta vie, si l'art ose
Délier tes cordes en argot
Pour déclamer tes péchés roses
Tendre Tanagra d'embargo.
Paris 5 Mai 98
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à l'hosanna de Lausanne se sont ébranlés les cieux
Qui fondent en pertuisanes sur le jardin tout heureux.
Dans la maison paysanne on entend des cris joyeux
Plus de soleil qui basane le synthé silencieux.
Tiens! S'y joue une pavane sous quatre doigt studieux.
Deux se cherchent une Roxane, les deux autres un des Grieux
Damoiseau et Valaisanne totalisent pour le mieux
Treize années d'où s'en émanent emmêlés, rires et jeux.
La vie, belle courtisane à regarder au fond des yeux
Serait-elle partisane de leur faire un don gracieux:
Partager joie et tisane au lointain des jours pluvieux
Vuflens / autoroute A6
7/97
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Les doigts crochus des trémolos
Ont trébuché sur les pianos ...
Ont froid aux reins, ont froid au dos
Ténors, rappeurs et sopranos
Sous les crochets d’un frais matin,
Où la bise après les bises,
Est la cerise sur le gâteau.
Où vont-ils mes alter-ego
Renvoyés dehors dos à dos
Au défunt écho des sonos,
Tanguant à perte de micro?
Il est temps de se prendre en mains,
Surtout si la prise défrise,
À bobiner sa libido.
À l’air nu, ils tentent un tango
Pour les conduire jusqu’à l’auto,
Aux nostalgies d’un jour nouveau.
Si le regret joue son fado
Ils effritent leurs lendemains,
À la guise d’une place assise,
Au karakoé d’un métro.
Quand le transport n’est plus cadeau,
Les sempiternels chers pipeaux
Sous les tunnels en staccato
Cèdent leurs rêves. Decrescendo
Ils s’épuisent sur le chemin.
En crise de matière grise
Seront laissés sur le carreau.
Gasville 24/02/04
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CONSOLAMENTUM: Titres des poèmes d' Evelyne Delaye publiés:
Appréhension d'Estive - Le Jeu du "Je" - Prescience d'écho - Agneau "casher" - Cantique du randonneur
Le mot juste - Emprisonnement - Une nuit ...- (Le Jeu du "Je") - Visage en son miroir - Absence - Pas sans toi - Sans réponse - Après le combat - Défoulement - Des notes sous la pluie - Sortie de disco ....
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